Réconcilier éthique et placements, voilà l’objectif principal d’un placement "éthique", "socialement responsable" ou encore "solidaire".
Comment ? En veillant à ce que l’argent confié par les épargnants soit investi en Bourse non plus selon des critères exclusivement financiers, mais selon des critères de choix sociaux, environnementaux, et/ou moraux.
Années 20 : apparition des fonds éthiques
Les fonds "éthiques" (également appelés fonds "moraux" ou fonds "d’exclusion") sont apparus dans les années 20 aux Etats-Unis sous l'impulsion des communautés religieuses qui souhaitaient placer leurs excédents de trésorerie. Il s’agissait alors d’éviter d’investir dans les valeurs "du péché" telles que le tabac, l'alcool, le jeu, l'armement, etc.
Années 80 : apparition des fonds à croissance durable
Dans les années 80, ont vu le jour les fonds "à croissance durable" ou "socialement responsables". En clair, il s’agit d’investir dans les entreprises qui mènent une politique sociale et qui veillent à la protection de l'environnement. Le respect de ces valeurs garantissant la pérennité de l'entreprise et sa rentabilité à long terme. Le concept de croissance durable ou de développement durable est une approche qui se veut plus réaliste que l'éthique pure qui est une notion très variable d’un individu à l’autre : au lieu d’exclure certains secteurs parce qu’ils ne sont pas "moraux", le gérant d’un placement responsable choisira pour chaque secteur l’entreprise qui fait le plus d’efforts. Par exemple, il investira dans une entreprise qui fait des efforts pour ne pas polluer, même si cette entreprise évolue dans un secteur par définition très polluant (par exemple les cimenteries). Ainsi on s’intéresse davantage aux modes de fonctionnement de l’entreprise.
Aujourd’hui : les fonds ISR
Aujourd’hui, les épargnants français ont, la plupart du temps, facilement accès à des fonds socialement responsables ; c’est ce que l’on appelle maintenant ISR (Investissement Socialement Responsable) ou SRI (Social Responsible Investment).