Comment privilégier son conjoint ?

Le conjoint : héritier particulier
Même si différentes réformes, principalement celle de la loi du 3 décembre 2001 relative aux droits du conjoint survivant et des enfants adultérins et modernisant diverses dispositions de droit successoral, et celle du 23 juin 2006 portant réforme des successions et des libéralités, ont amélioré la situation du conjoint survivant d'un point de vue civil.

L'absence de disposition prise du vivant des époux peut s'avérer lourde de conséquences, en particulier dans le cadre de famille recomposée, pour le conjoint survivant, le Code Civil privilégiant les liens du sang dans l'ordre successoral.

De plus, la loi du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (loi TEPA) a quant à elle amélioré la situation du conjoint survivant d'un point de vue fiscal. Le conjoint survivant est désormais exonéré de droits de succession, quel que soit le régime matrimonial des époux. Il bénéficie également d'un droit sur le logement.

  Pour autant, le conjoint survivant reste un héritier particulier puisque celui-ci succède au défunt, en concours avec les enfants ou leurs descendants, qui sont héritiers réservataires.

    Pour augmenter la part de patrimoine qu'on souhaite transmettre à son conjoint, plusieurs options sont possibles : la "donation au dernier vivant", le testament, ou encore l'assurance vie…

La "donation au dernier vivant"
Il s'agit d'une donation entre époux, passée devant notaire (libéralité entre époux sur des biens à venir). Cette solution peut paraître opportune, d'autant plus que la loi du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat exonère le conjoint survivant de tout droit de succession (loi TEPA).

    Une 'donation au dernier vivant' permet d'augmenter la part du conjoint par rapport à celle qu'il aurait perçue en vertu des règles classiques du droit des successions.

En raison des évolutions de la loi, même si la donation au dernier vivant reste un très bon outil de protection du conjoint survivant, elle ne doit plus être une option systématique.

Le testament
Désigner son conjoint légataire universel par testament est une disposition présentant les mêmes effets que la donation au dernier vivant. Les époux mariés sous le régime de la séparation de biens peuvent rédiger, l'un et l'autre, un testament pour se protéger réciproquement.

    En l'absence d'enfant, désigner son conjoint légataire universel par testament permet de lui transmettre la totalité du patrimoine en évitant une transmission aux ascendants.

L'assurance vie
Désigner son conjoint comme bénéficiaire d'un contrat d'assurance vie permet de lui garantir un capital en cas de décès, hors succession. D'un point de vue civil, un tel choix permet d'accroître la part revenant au conjoint en cas de décès.


En fonction des situations patrimoniales, il peut également être intéressant d'opter pour le démembrement de la clause bénéficiaire en désignant le conjoint en qualité d'usufruitier et les enfants en qualité de nus-propriétaires.

Adopter le régime de la communauté universelle
La communauté universelle avec une clause d'attribution intégrale de la communauté au conjoint survivant permet à ce dernier de devenir pleinement propriétaire du patrimoine, le moment venu. Ainsi, les enfants n'auront accès au patrimoine de leurs parents qu'au décès du second époux.

Ce régime matrimonial présente certains inconvénients. En effet, toutes les dettes présentes et futures, qu'elles soient contractées par l'un ou les deux époux, sont supportées par la communauté.

    Modifier son régime matrimonial nécessite de faire appel à un notaire et dans certains cas au juge judiciaire.
Le capital versé au conjoint bénéficiaire d'un contrat d'assurance vie est-il exonérer de droits de succession quel que soit le montant?
Oui et ce depuis l'évolution de la loi TEPA en 2007.
Mariée sous le régime de la communauté universelle j'ai une assurance vie au profit de mon époux ou à défaut pour nos 3 enfants légitimes je voudrais savoir quels sont les AVANTAGES et les INCONVENIENTS du démembrement de la clause bénéficiaire aussi bien pour l'usufruitier que pour le nu propriétaire D'autre part comment rédiger cette clause ? Je vous signale que le conseiller financier de Dax à qui je le suis adressée ne connaissait même pas l'existence de cette possibilité !! avec mes remerciements
RÉPONSE
Je vous confirme que le démembrement de la clause bénéficiaire est possible pour un contrat d'assurance vie.

Par contre, pour établir un démembrement de clause bénéficiaire, il est préférable de faire une étude auprès de notre service Étude Patrimoniale car la rédaction est particulière.

Il faut savoir que nos conseillers en patrimoine vous proposent une étude gratuite et des solutions adaptées à votre situation.

Pour ce faire, rendez-vous sur www.gmf.fr (rubrique Épargne) ou contactez un conseiller GMF au 0 820 809 809.
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